Journée – échange du groupe « petits ruminants »

Vendredi 29 novembre, le groupe « petits ruminants » (un des groupes dont la formation est la plus récente) se rencontrait à La Lande de Goult. Cette journée a pu permettre aux agriculteurs de mieux appréhender le fonctionnement de l’exploitation de chacun.

Pour la plupart, ces agriculteurs ont des activités assez variées : élevage de chèvres et/ou brebis, de vaches allaitantes pour certains, de porcs pour d’autres, et même de volailles ou de pommiers à cidre. Ils assurent tous la transformation du lait produit sur leur ferme, pour valoriser leur travail et faire le lien avec les consommateurs. Chacun a pu s’exprimer en faisant le bilan de la saison passée : quels ont été leurs problèmes, quelles ont été les améliorations qu’ils ont réussies à mettre en place. Ils ont ainsi pu échanger sur leurs difficultés concernant la transformation laitière, l’aménagement de leurs bâtiments, la gestion des pâturages et des rations alimentaires.

petits ruminantsLa santé des animaux était un thème récurrent : ils ont constaté que le parasitisme a posé d’importants problèmes dans toutes les exploitations pendant l’hiver et au printemps. Ainsi, la prochaine journée de formation aura lieu avec un vétérinaire, sur le problème du parasitisme.

Rencontre des Apiculteurs Professionnels de Normandie

Lundi 25 novembre, l’APN se réunissait chez l’un de ses adhérents, en Haute-Normandie. Au programme : découverte de l’exploitation de Jérôme Fourneau (production de miel de tilleul châtaigner, acacia, récolte de pollen, transformation du miel – pain d’épices, bonbons, -, accueil de groupes, …) , nouveau membre du groupe et notamment l’activité de transformation et valorisation des produits de la ruche.

abeilleCe fût également l’occasion de réaliser un bilan de la saison apicole et définir les axes de travail pour l’année à venir : l’équilibre des colonies, la sélection, la gestion de varroa (et notamment prendre connaissance des travaux du CERMN), et approfondir la notion de durabilité en apiculture. L’accompagnement des candidats à l’installation en apicole retient également leur attention et des échanges sont prévu avec le réseau des ADA (Association de Développement de l’Apiculture).

Formation « Pâturage » pour les agriculteurs de l’APAD

Le 19 novembre, les éleveurs laitiers appartenant à l’Association pour la Promotion de l’Agriculture Durable se réunissaient au cours d’une journée d’échange sur la gestion du pâturage dans leurs différents systèmes. Cette journée a eu lieu près de Saint-Lô, chez le président de ce groupe CIVAM, Yvan Dubos. Tous les adhérents du groupe ont mis en place un système où l’herbe est l’alimentation principale des animaux, mais chacun a sa manière de la gérer. Le but était donc, pour ces agriculteurs, de confronter leurs pratiques en terme, par exemple, de gestion des mauvaises herbes, des stocks fourragers pour l’hiver, ou du stade optimum de passage des animaux dans une pâture. Chacun a pu partager sa méthode de travail et profiter des conseils des autres.

En fin de journée, le contenu de la prochaine journée d’échange du groupe a été défini : l’un des nouveaux adhérents s’interroge sur son exploitation et souhaiterait que le groupe puisse venir la « diagnostiquer » et l’aider dans ses choix ou orientations.

2013-11-19 APAD Pâturage

Concours national de chiens de troupeau le 30 juin

Organisé pour la première fois par l’Association des Chiens de Berger de la Manche, ce concours national sur bovins se déroulait le dimanche 30 juin de 9h à 18h à Heugueville Sur Sienne (Manche).

affiche concours national chiens21 chiens et leurs maîtres ont pu concourir et se mesurer les uns aux autres dans la convivialité, sous le regard attentif, curieux, admiratif d’une centaine de visiteurs venus  découvrir le travail nécessaire au chien comme au maître pour mener un troupeau… Félicitons les concurrents pour leur niveau de maîtrise technique et les bénévoles pour la qualité de l’organisation.

Prochain concours (sur moutons), le 1er septembre à Vains (sud Manche).

Le suicide : ne pas rester indifférents !

Témoignage de Sylvie Ouvry, agricultrice dans le bocage ornais, suite à la projection du film « les Fils de la terre ».

les fils de la terre

L’objectif de cette après midi était d’aborder le thème de l’isolement en milieu rural et en agriculture…histoire de faire fonctionner le volet « social » du trépied « durable » !

Plantons le décor : L’auteur, journaliste, a perdu son père, agriculteur, d’un suicide. Il aborde donc ce thème du suicide en agriculture faisant un parallèle entre son vécu et celui d’un jeune installé dans le lot. En tant qu’agriculteurs nous sommes souvent démunis fasse à ce que peuvent vivre nos proches, nos voisins. Ce film met en lumière le décalage de génération, la difficulté pour un jeune à s’imposer, à dépasser le poids de la filiation. Il n’est pas rare que les parents n’arrivent pas à quitter pour laisser la place, peut-être par peur du « vide », d’un « vivre autrement » à construire.

Dans les Fils de la terre, l’auteur souligne l’engrenage de la production à tout prix, du temps à passer à travailler en oubliant pourquoi l’on vit. L’amour de la terre et du métier doivent-ils se vivre à l’encontre des liens sociaux, de la vie de famille, des temps de loisirs ? Aimer son métier de paysan, est-ce que ça implique de n’avoir les yeux rivés que sur l’agriculture, le travail … en oubliant qu’un monde entier existe et permet d’exister ? Doit-on produire de plus en plus pour avoir l’impression de mieux réussir ?

D’après Madame PIETTE, responsable de la cellule personnes en difficulté à la MSA, et Jean Luc Fouyer, de l’association Solidarité Paysans, les suicides en agriculture sont la résultante de dépression, la dépression étant une maladie à part entière. Divers facteurs peuvent être les déclencheurs : le surcroît de travail, des situations financières tendues,  la peur du regard des autres, la maladie…

Il est difficile dans notre catégorie socio-professionnelle de faire la part des choses entre la maladie qui touche beaucoup d’autres professions et l’isolement, les difficultés financières, la pression, les heures de travail, … Il reste cependant certain qu’il y a en France entre 500 et 800 suicides par an en agriculture ! Pourtant, ce sujet est souvent tabou, fait peur, et surtout nous laisse impuissants, mal à l’aise. Nous aurions souhaité approfondir comment ne pas rester « indifférents »…il semble que ce soit bien compliqué. Mais il est toujours possible de faire des signalements auprès de nos élus MSA, de Solidarité Paysan, qui se chargeront de contacter la personne, qui sera prise en charge … si elle le souhaite. Un conseil, allez voir ce film et surtout parlez-en avec vos voisins, ce sera déjà un premier pas !

Réinterroger les fondamentaux

L’assemblée générale de la FRCIVAM a eu lieu le 16 avril dernier à Vire et avait pour ambition de retravailler avec l’ensemble des adhérents le sens des actions conduites par les CIVAM bas normands.

photo AG FRCIVAM 2013 à Vire

Par mi les points forts, on peut noter :

  •  Notre mouvement vient de la base, donc il est plus difficile à identifier, catégoriser, encadrer … mais ce qui est important, c’est ce que nous produisons en terme d’alternatives, de nouvelles pistes, …
  •  C’est le collectif qui nous fait avancer !
  •  Nous n’avons pas toujours conscience de l’aspect « laboratoire » de nos fermes, du fait que nous expérimentons toujours…
  •  Les civamistes ne sont pas investis dans la recherche de cohérence dans leur métier seulement mais dans leur vie entière
  •  Votre singularité et votre force réside dans le fait que vous ne considérez jamais votre système comme étant abouti, vous êtes en perpétuelle recherche, toujours en questionnement, …
  •  Nous ne recherchons pas l’excellence mais la cohérence, la mise en adéquation de nos idées et de nos pratiques

Pour connaître plus en détail les actions conduites en 2012 ou les axes de travail pour l’année à venir, cliquez ici : rapport d’activité 2012, orientations 2013.

L’isolement en milieu rural, comment le prévenir pour éviter le pire ?

les fils de la terreA l’occasion de son assemblée générale, le CIVAM ARADEC se proposait d’aborder cette question, cruellement d’actualité dans notre région.

L’après-midi a débuté par la diffusion d’un documentaire « Les Fils de la terre » du réalisateur poitevin Edouard Bergeon.  « Ce film est un hommage à mon père mais c’est aussi un « documentaire coup de poing » qui veut donner à voir la vérité du monde agricole. Un monde où l’on est souvent seul dans le travail et dans la vie et soumis à de fortes pressions venues des banques, des instances économiques et même de la famille. »

La projection fut suivie d’un échange avec l’assistance et plusieurs acteurs travaillant sur cette problématique en milieu rural (Mutualité Sociale Agricole, Solidarité Paysans Basse Normandie) afin d’identifier les pistes/solutions mobilisables pour faire face aux problèmes identifiés (isolement, risques « suicide »…), savoir vers qui s’orienter pour apporter de l’aide et du soutien aux personnes en difficulté…