L’APN rencontre le CERMN : recherches sur Varroa

Ayant eu connaissance des travaux de Marie-Pierre Halm, l’APN (apiculteurs professionnels de Normandie) a souhaité prendre connaissance des recherches d’un traitement efficace contre le Varroa actuellement en cours au sein du CERMN (Centre d’Etude et de Recherche sur le Médicament de Normandie). A noter que c’est une première dans la recherche publique, alors que le problème de Varroa (Varroa destructor, parasite de l’abeille) est connu depuis le début des années 1980.

Ces recherches ont pour origine le bilan désastreux fait par Marie-Pierre Halm sur la problématique : peu de traitements disponibles en France, l’acarien s’adaptant aux molécules, et le développement de nouveaux traitements qui n’est pas rentable pour les firmes phytosanitaires.

La première démarche du CERMN a été de lister les acaricides disponibles à l’étude. Avec une préférence pour les molécules utilisées dans la recherche sur Alzheimer et le cancer, maladies déjà étudiées au sein du CERMN.

L’angle préconisé daCERMNns cette recherche est d’agir sur le système nerveux du Varroa. L’innovation du CERMN est qu’il y aura ici étude génétique sur l’abeille et le Varroa afin de définir le risque pour l’un et l’autre. Le but est de trouver un acaricide à la fois très toxique pour le Varroa, mais faiblement pour l’abeille.

Aujourd’hui, une piste se dessine mais le génome peu fiable du varroa est un frein à leurs recherches. Le manque de Varroas vivants pose également un problème majeur malgré la participation de plusieurs apiculteurs. Une meilleure connaissance du génome de Varroa est donc indispensable à la progression des travaux des chercheurs …